LES AMIS DE LA GALICIERE
• Présentation du site de la Galicière
L'ancienne usine de moulinage de la soie Crozel à La Galicière est un complexe industriel rural d'une dizaine de bâtiments datant de la fin du XVIIIème siècle. L'intérêt de ce site est incontestable eu égard à son caractère complet et typique des usines de moulinage de soie. Tout le cycle de transformation de la soie, du grainage à la soie ouvrée en passant par la filature, est aujourd'hui encore, parfaitement visible. La qualité des machines (en particulier des moulins à retordre) et leur caractère complet constituent l'intérêt exceptionnel de ce site, qui depuis 2004 est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Impulsée par le gouvernement dès la fin du XVIIème siècle, la culture du mûrier et par conséquent l'activité de moulinage vont connaître un essor prodigieux dans tout le Dauphiné, et plus particulièrement dans les Chambaran. En 1782, Chatte se dote d'une seconde Fabrique, au lieu-dit La Galicière, à l'instigation de Pierre Bouvier, exploitant de la première.
A partir de 1855, les deux Fabriques ne forment plus qu'un seul ensemble de production qui va connaître un développement remarquable jusqu'en 1870, plaçant l'usine de moulinage de La Galicière au rang de troisième du département en terme d'importance. La structuration de l'usine en deux espaces distincts se signalant chacun par une entrée, et l'organisation des bâtiments autour de deux cours s'expliquent donc par l'histoire même du site. Néanmoins, l'ensemble est d'une grande cohérence et homogénéité tant du point de vue des constructions que des matériaux, et surtout est caractéristique de l'architecture régionale des moulinages. Ainsi comme la majorité des usines repérées en Ardêche, Drôme ou Loire, celle de La Galicière est établie en contrebas d'un terrain naturel, ses bâtiments de fabrication se présentent sous la forme d'un volume unique regroupant sous un même toit, atelier de moulinage et de dévidage au rez-de-chaussée, logements du directeur et des contremaîtres, dortoirs des ouvrières à l'étage, magnanerie dans les combles. Pour des questions d'hygrométrie, l'atelier de moulinage est semi-enterré, tandis que l'éclairage est assuré par une seule série de baies situées en façade principale, ici orientée à l'est, lesquelles donnent un jour latéral, venant perpendiculairement à la batterie des moulins. Intérêt supplémentaire, chacune des deux Fabriques adopte, pour ses ateliers, un mode de couvrement caractéristique: plancher pour la Fabrique basse, et voûte en anse de panier pour la Fabrique haute. A ceci, il nous faut encore ajouter et insister sur le fait que les deux ateliers de moulinage et de dévidage, ainsi que la magnanerie, ont conservé ici l'intégralité de leurs équipements restés dans l'état où ils se trouvaient à la fin des années 1920, lorsque la famille Crozel a dû se résoudre à cesser son activité de moulinier. Tout aussi complet est le système hydraulique : les roues mais également les arbres de transmission qui donnaient aux machines leur mouvement. La maladie du vers à soie dès 1870, la concurrence des soies étrangères puis des soies artificielles vont précipiter la disparition de la sériciculture en France. Les ateliers de La Galicière vont cesser leur activité dans les années 1920, du jour au lendemain, et vont restés tels quels jusqu'à aujourd'hui. A la mort en 1996, de Mlle Crozel, unique descendante de la famille propriétaire des lieux depuis 200 ans, l'usine est rachetée par un couple d'architectes qui par le biais de l'association Les Amis de la Galicière n'ont de cesse de sauvegarder et d'animer les lieux.
• Présentation de l'association
Créée en août 2000, l'association a pour objet : De réunir toutes les personnes qui s'intéressent au patrimoine industriel rural et plus particulièrement à l'ancienne Fabrique Crozel. De favoriser et de promouvoir des études et recherches concernant la sériciculture,
l'industrie de la soie, les familles de sériciculteurs, les employés de l'industrie de la soie. De participer au développement de la vie culturelle locale par l'organisation d'animations, d'expositions, de conférences, etc... De tenir le public informé des différentes actions de l'Association et de ses adhérents. En 2025 l'association comptait 160 membres.
• Bureau de l'association
Président : Bruno Viatte
Vice-présidents : Cécile Viatte, Claude Barthelon, Corinne Marchand
Trésorier : Jacques Ballouhey
Secrétaire : Stéphane Arnaud
• Visite du site
Le site est ouvert au public toute l'année sur rendez-vous.
Visite guidée des extérieurs et des ateliers de la fabrique haute. Durée : 1h30
Médiation autour de l'œuvre d'art contemporain de Sara Favriau : Qu'à peine ou de peur, un javelot super – plouf – nous fait un ricochet.
Ouverture au grand public lors de manifestations organisées par l'Association et lors des Journées Européennes du Patrimoine.
Tarif :
- Visite de groupe : 6 € par personne. Forfait de 120 € pour les groupes de moins de 20 personnes. Gratuit pour les enfants de -12 ans
- Visite individuelle : 15 € par personne
- Journées du patrimoine : 3 € par personnes. Gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants
Vice-présidents : Cécile Viatte, Claude Barthelon, Corinne Marchand

- Date de création : 01/01/1930
- Dernière mise à jour : 16/07/2026 11:58:00